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Les écritures anciennes de la Méditerranée

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Nordarabique ancien

- VIe siècle av.J.-C.-IVe siècle après J.-C. (?)

par: Alessia Prioletta


  • Présentation
  • Index
  • Approfondissements


Exemple d'inscription safaïtique


Le nordarabique ancien est une étiquette conventionnelle regroupant plusieurs alphabets consonantiques appartenant à la tradition du sémitique du sud, et qui sont attestés dans une région qui s’étend de la Syrie méridionale au Yémen du nord et qui inclut la Jordanie et l’Arabie Saoudite. Documents écrits en nordarabique ont aussi été retrouvés en Israël, en Égypte et in Irak.
On suppose que les écritures nordarabiques se sont développées en même temps que le sudarabique ancien, avec lequel elles partagent vraisemblablement un ancêtre commun. La chronologie de l’utilisation des alphabets n’a pas encore été établie, mais les documents les plus anciens remontent à la première moitié du Ier millénaire avant notre ère. On ne sait pas quand ces écritures ont cessé d’exister : le document daté le plus récent remonte au 3ème siècle de notre ère.
Selon la dernière classification, on distingue quatre alphabets nordarabiques : le dadanitique, le taÿmanitique, le safaïtique et le hismaïque, auxquels s’ajoute le thamoudéen, une catégorie pending dont on reconnaît différentes variétés : B, C, D et du sud.
Ces alphabets ont été utilisés par les habitants des grandes oasis de l’Arabie du nord, comme Dadan, Taymāʾ et Dūmā, et par les populations nomades et semi-nomades qui occupaient les environs des grandes oasis, les montagnes du Ḥijāz et les grands déserts de l’Arabie : Ḥarra, Ḥismā, Nafūd, Najd et al-Rubʿ al-Khālī.


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Index

Classification et nomenclature

Le nordarabique ancien se compose de différentes écritures, qui présentent des évidentes relations. Tout comme le sudarabique, le nordarabique appartient à la tradition alphabétique consonantique du sémitique méridional.
Au 19e siècle, quand les premières inscriptions sont découvertes, les différents alphabètes nordarabiques ont reçu des appellations qui, bien qu’elles soient encore utilisées aujourd’hui, sont souvent impropres et trompeuses.
Les premières inscriptions safaïtiques ont été retrouvées en 1857 près de la région de Safā, une localité volcanique a sud-est de Damas. L’adjective safaïtique dérive du nom de ce territoire, bien que les inscriptions ne proviennent pas de la région de Ṣafā stricto sensu.
Pareillement, l’appellation de thamoudéen a été donnée à un vaste et hétérogène groupe de graffiti dont les premiers témoignages ont été retrouvés en 1831. Cependant, celle-ci n’est pas une appellation précise, car elle se base sur l’ethnonyme Thamūd, qui n’est pas présent dans les textes.
Les inscriptions retrouvées près de l’oasis de Dadan ont été appelées liḥyanitiques (du nom du royaume de Liḥyān : Müller 1889) et dedanitique (du nom de l’oasis : Grimme 1932), ces derniers textes étant considérés antérieurs aux textes liḥyanitiques.
Dans les années 30 du 19e siècle, F. V. Winnett a reconnu au sein du groupe thamoudéen différents styles graphiques, qu’il a appelés A, B, C, D, E. Quarante ans plus tard, en 1970 Winnett propose de remplacer ces appellations avec les noms tirés de la dénomination géographique (Najdi pour le B, Ḥijāzi pour le C e il D, Tābūki pour le E). Dans un article fondateur de 2000, M. C. A. Macdonald propose une nouvelle terminologie. Une nouvelle catégorie « Oasis North Arabian », regroupe les écritures qui se sont développées dans les oasis de l’Arabie du nord : dadanitique (Dadan), taÿmanitique (Taymāʾ) et dumaïtique (Dūmā). Un groupe non homogène de textes gravés par des communautés arabes en Babylonie ou liées aux régions de la Syrie et de la Transjordanie est défini « Dispersed Oasis North Arabian ». En ce qui concerne les milliers de graffiti laissés par les peuples du désert, l’appellation, même si inadéquate, de safaïtique est conservée. Du group du thamoudéen, Macdonald distingue le taÿmanitique (thamoudéen A) et le hismaïque (thamoudéen E). Les autres variétés (B, C, D avec le thamoudéen du sud) restent dans le groupe du thamoudéen, en attendant de trouver une meilleure définition grâce aux études futures. Récemment, une nouvelle variété du thamoudéen retrouvée dans la zone désertique au nord de Najrān a été identifiée, et appelée himaïtique, sur la base du nom du site le plus important de la région : Ḥimā (Robin, Gorea 2016).


Dadanitique

Dadanitique (ou dédanitique) désigne l'alphabet utilisé dans les inscriptions provenant du site de Dadan (connu aujourd’hui sous le nom de Khirbet al-Khurayba, situé à 3 km de l'oasis d'al-ʿUlā, en Arabie Saoudite). Au début, les savants distinguaient le dédanitique et le liḥyanitique, du nom des royaumes qui se sont succédés dans l'oasis ; M. C. A. Macdonald a proposé d'utiliser une seule dénomination, basée sur le toponyme Dadan (également appelé Dedān), car les deux variétés ne présentent pas de réelles différences paléographiques ou linguistiques. Le dadanitique est inclus par Macdonald dans le groupe ONA (Oasis North Arabian) avec le taÿmanitique et le dumaïtique.
Dadan, une oasis située le long de la route des caravanes qui menait à la Méditerranée, est mentionnée dans les sources bibliques du 6e siècle avant notre ère et dans un texte de Nabonide, roi de Babylone. À une époque difficile à établir, mais qui remonte probablement à la période ptolémaïque, le royaume de Liḥyān remplace Dadan dans le domaine de l'oasis, avant d'être annexé par les Nabatéens, vers la fin du 1er millénaire avant notre ère. Une communauté originaire du royaume de Maʿīn, en Arabie du Sud, y résidait pour des raisons commerciales.
Des inscriptions monumentales trouvées dans l'oasis et ses environs et quelques centaines de graffiti sont écrits en alphabet dadanitique. La chronologie des inscriptions, ainsi que du site lui-même, n'a pas encore été établie avec certitude, bien qu'elles datent probablement d'une période allant du 6e siècle avant notre ère au 1er siècle de notre ère.
L'alphabet se compose de 28 consonnes, une de moins que l’alphabet sudarabique (la lettre est manquante). L'alphabet dadanitique atteste d'une variété considérable dans la forme des graphèmes. Dans la plupart des cas, cependant, ces différences ne sont pas diachroniques mais plutôt stylistiques. Les rectangles peuvent être remplacés par des triangles (dans les lettres ʾ, b, , ġ, k, , z), les cercles par des losanges (dans les lettres ʿ, q, , , w, y). En combinaison de traits, le d et le m présentent la plus grande variété graphique. Les textes dadanitiques sont écrits en style formel et en style informel. La différence réside uniquement dans l'aspect graphique, et ne concerne ni le support ni le contenu des textes. Les deux styles se retrouvent à la fois dans les inscriptions et dans les graffiti, et des lettres dans les deux styles peuvent être trouvées dans un même texte. La forme de certaines lettres (en particulier ʾ, d, m, , ) varie considérablement entre les deux styles.
Les principales différences du dadanitique par rapport au reste de l'ONA concernent la série h,, (représentées à l'envers), le m (qui peut perdre les deux triangles et être ouvert en bas) et le (représenté par un y avec deux appendices diacritiques au-dessus du cercle).
Dans quelques cas, les nombres sont indiqués en chiffres, en utilisant les lettres de l'alphabet comme symboles. Les unités sont représentées par un trait vertical (similaire au séparateur de mots : |) ; 10 est indiqué par la lettre ʿ (initiale du mot pour « dix »), tandis que 20 est représenté par deux ʿ l'un au-dessus de l'autre.
La technique d'écriture peut être le relief ou la gravure. Le dadanitique s'écrit principalement de droite à gauche, bien que de nombreuses lettres puissent parfois être orientées vers la droite. Le boustrophédon et le ductus vertical ne sont pas attestés. L'utilisation de séparateurs de mots (en forme de trait vertical, parfois interrompu au centre) est régulière dans les inscriptions mais non dans les graffiti.


Bibliographie de référence

Jaussen, Savignac 1909, 1914
Sima 1999
Macdonald 2000
Macdonald 2004
Fares-Drappeau 2005
Hayajneh 2011
Hidalgo-Chacón Diez 2015


Taymanitique

Le taymanitique indique l’alphabet utilisé dans l’oasis de Taymāʾ (qui se trouve à nord-ouest de Médine, in Arabie Saoudite) et dans le désert environnant. La dénomination originaire de “Thamoudique A” donnée par F. V. Winnett a été changée par lui-même in “Taymanitique” quand il a compris que les inscriptions de ce type provenaient principalement de cette Oasis. Plus récemment M. C. A. Macdonald l’a appelé taymanitique en l’insérant dans le groupe NAO (NordArabique des Oasis), dont font partie le dadanitique et le dumaïtique aussi.

Le corpus taymanitique s’est développait très rapidement dernièrement, grâce au travail de Kh. Eskoubi dans la zone à sud-ouest de la ville, le travail a comporté la découverte de 300 inscriptions dont deux tiers inconnus. Aujourd’hui, les prospections épigraphiques sont conduits par la mission archéologique allemand, qui creuse sous l’oasis Taymāʾ, sous la direction de Macdonald.

L’oasis se trouve près des rues commerciales qui pendant Ier millénaire avant J.-C. emmenaient de l’Arabie méridionale à la Méditerranée et au golfe persique, elle était occupée de IIe millénaire avant J.-C. et jusque la période islamique. L’écriture et la langue taymanitique étaient déjà connues aux peuples environnant à partir du VIIIe siècle avant J.-C., témoignage de ça c’est l’inscription de Yariris, gouverneur de Carchemish. Il y a des mentions de la ville dans textes assyriens (annales de Tiglatpileser III et inscription de Suḫu) et deux siècles plus tard dans sources bibliques. Le dernier roi de Babylonie, Nabonide, occupait l’oasis de Taymāʾ, et il y passait 10 années de son royaume (552-542 avant J.-C.). Nabonide est mentionné dans un groupe de quatre inscriptions écrites par membres de son armée ; ces textes contiennent une mention à une des rares évènements ou personnages externes à l’histoire nordarabique qui permet une datation absolue.

Le répertoire graphique du taymanitique comprends 26 lettres. Une caractéristique typique de cet alphabet c’est la présence du graphème représentant la troisième sibilante sourd non emphatique s³ (présent dans les alphabets sudarabiques aussi). Selon une hypothèse plus récente, le graphème ṯ est mélangé avec s³ (probablement un passage phonétique de /ṯ/ > /s³/). Il n’y a pas le symbole pour la lettre ḏ, qui est représentée avec une z (passage phonétique : /dh/ > /z/) et pour la lettre ẓ, écrite comme une ṣ (/ẓ/ > /ṣ/).

Les principales différences graphiques entre taymanitique par rapport au reste du nordarabique ancien concerne le lettres ḍ (égale au sudarabique ou avec deux ligne horizontale), ġ (pareille au sudarabique mais avec deux lignes diacritiques à la place d’une), ṣ (à l’envers, caractéristique partagé avec le thamoudique B), ṭ (qui a la forme d’un rectangle avec une croix de Saint-André au centre) et s³ (qui a la forme d’une soleil radié). La direction d’écriture est de droite à gauche ou boustrophédon et il est le séparateur de mot (même si pas régulièrement), qui ont la forme pareille à un apostrophe ou un point à l’exposant ou à l’indice.

 

Bibliographie de référence

Winnett, Reed 1970
Macdonald 1991
Eskoubi 1999
Macdonald 2000
Macdonald, King 2000
Macdonald 2004
Eskoubi 2007
Hayajneh 2011
Koostra 2016


Dumaïtique

In origine appelé « Jawfian » par F. V. Winnett, cet alphabet a été défini dumaïtique par M. C. A. Macdonald et mis dans le groupe de NAO, dont font partie la dadanitique et le taymanitique aussi. On a seulement trois inscriptions retrouvées à Sakāka, ville moderne de l’Arabie Saoudite près l’ancien Oasis de Dūmā (Adummatu dans le témoignages assyriens Dūmat al-Jandal dans la période islamique, aujourd’hui al-Jawf).

Placé à l’extrémité méridionale du wādī Sirḥān, l’Oasis de Dūmā était une importante étape de la rue caravanière vers la Syrie et la Mésopotamie, centre de la confédération tribale de Qedar (du VIIe au Ve siècle avant J.-C.) avant d’être annexée au royaume nabatéen. On ne retrouve pas tous le lettres dans les trois inscriptions qui sont probablement autour de la moitié du Ier millénaire avant J.-C.. Néanmoins l’écriture est distinguable par rapport aux autres écritures du NAO à cause de la forme de la lettre ḍ (identique à la ḏ sudarabique), de la ḏ (au contraire, pareille à la ḍ sudarabique), de la w (quelque fois rectangulaire plutôt que rond) e de la z (avec la ligne centrale oblique a la place d’une ligne horizontale comme dans le reste du NAO).

La direction d’écriture est de droite à gauche et les textes présentent, même si pas régulièrement, l’utilisation de lignes verticales comme diviseurs entre mot.

 

Bibliographie de référence

Macdonald 2000
Macdonald 2004
Hayajneh 2011


Thamoudique

Cette étiquette comprend plus des 12000 graffiti rupestres, de la Syrie méridionale au Yémen en passant à travers la Jordanie, l’Arabie Saoudite, l’Égypte septentrionale et l’Irak du nord-ouest. La définition, élaborée par les étudiants du XIX siècle, elle se base sur une attestation de l’ancien tribu arabe de Thamūd (Ṯmd), aujourd’hui elle est considérée totalement conventionnelle, une forme de “Restklassenbildung” ou catégorie indéterminée qui recueille les textes qui attendent une classification plus précise.

On peut parler des différentes variétés de thamoudique qui sont caractérisées par des particularités graphiques et par onomastique, formulaire et contenu différents aussi. Le corpus thamoudique a été étudié par deux points de vue différents : érudit comme van den Branden et Jamme croisaient que le thamoudique était un seul alphabet produit par la tribu de Thamūd, tribu considérée par eux comme une population homogène et sédentaire. L’extension géographique des inscriptions a été causé par les mouvements de cette communauté dédiée au commerce caravanier, ils hypnotisaient que les différences paléographiques correspondent aux différentes étapes de l’évolution de l’écriture.

Le second approche se base sur le travail de F.V. Winnett, qui a essayé à créer des divisions sur la base des différences graphiques, en reconnaissant la nature hétérogène du thamoudique. Dans 1937 Winnet a isolé cinq différents groupes appelés d’une façon neurale : A, B, C, D, E. Dans 1970, on a essayé une dénomination géographique aussi qui n’a jamais obtenu succès. Successivement le taymanitique (A) et l’hismaïque (E) ont été séparés du thamoudique. Donc il faut définir d’une façon meilleure les groups B, C et D, avec un grand nombre de graffiti qui viennent de la partie méridionale de la péninsule arabe et qui sont définis thamoudique méridional (« Southern Thamudic »).

L’alphabet thamoudique se compose de 28 lettres même si on ne l’a pas identifiées toutes d’une façon certaine. Les plus évidentes différences graphiques entre les sous-groupes concernent les lettres g, ġ, ṯ, qui sont totalement différents. Par exemple un symbole peut avoir un distinct valeur phonétique dans les différents sous-groupes : une ligne verticale représente la n dans le thamoudique B et la lettre R dans le thamoudique D ; un symbole pareil à la E représente une ḥ dans les trois sous-groupes mais la ṭ dans le thamoudique B aussi. Autres différences concernent les lettres ʾ (C), ḏ (B), s² (D), ṭ (D), z (B).

Le Ductus aussi est diffèrent à l’intérieur du thamoudique : le thamoudique B peut être écrit de la droite à la gauche, vice-versa, vers l’haute ou vers le bas, circulairement ; le thamoudique C et D sont écrites dans la majorité des cas en colonnes verticales ; le thamoudique méridional est écrit de la droite à la gauche. Récemment Ch. J. Robin a isolé dans le groupe du thamoudique du sud une variété propre de la région désertique au nord de Najrān, il a été nommé himaïtique.

 

Bibliographie de référence

Winnett 1937
Ryckmans 1956
Winnett, Reed 1970
Macdonald, King 2000
Robin, Gorea 2016


Hismaïque

5000 textes environ sont écrits avec la graphie hismaïque, retrouvées principalement dans la région désertique de Hismā, qui se trouve dans la partie méridionale de la Jordanie et dans le nord de l’Arabie Saoudite. Le groupe a été défini « Thamoudique E » par F.V. Winnet, qui a déçu en suivant pour le nom « Thamoudique Tābūki » ; E.A. Knauf a proposé « Safaïtique du sud ». C’est grâce aux études de G. King que on peut apprécier l’unicité de ces textes, d’un point de vue graphique et linguistique par rapport au thamoudique et au safaïtique. Successivement M. C. A. Macdonald et King aussi ont proposé la définition d’hismaïque, aujourd’hui utilisée toujours. On croit que ces inscriptions trouvées pas loin du Petra et qui présentent fréquemment noms des dieux nabatéens, elles sont presque contemporaines au royaume nabatéen et elles peuvent être datées entre le Ier siècle avant J.-C. et le Ier siècle.

L’alphabet hismaïque présent 28 consonnes (il n’y a pas la s³). On a beaucoup de similitudes graphiques avec le safaïtique et pas avec le thamoudique, néanmoins en hismaïque 6 symboles qui on retrouve en safaïtique ont une valeur phonétique différent par rapport le dernier : g (saf. ṯ), ḥ (saf. ḏ), s² (saf. l/n), ṭ (saf. ḥ), ṯ (saf. ḍ) e ẓ (saf. z).

Les lettres peuvent présenter une appréciable variété graphique. Les textes sont écrits en chaque direction (verticale, horizontale, cercle, spirale) et ils ne présentent aucun diviseur de mots. Les lettres sont souvent écrites l’un a l’intérieure de l’autre et il y a des ligatures entre lettres.

Quelques textes présentent caractères mixées in hismaïque-safaïtique ou hismaïque-thamoudique.

 

Bibliographie de référence

King 1990
Macdonald 2000
Macdonald, King 2000


Safaïtique

Le safaïtique est le system d’écriture de 3500 graffiti environ produit par des nomades et retrouvés dans le désert entre la Syrie méridionale, la Jordanie nord-orientale et l’Arabie Saoudite septentrionale. Grâce au quelque indice dans les textes on croit qu’ils ont été composés entre la Ier siècle avent J.C. et le IV siècle.

L’alphabet présent 28 consonnes (il n’y a pas la s³). Le safaïtique partage la majorité de symboles avec le thamoudique B et avec l’hismaïque. Par rapport au thamoudique B le safaïtique a formes différentes pour les lettres ḏ, ġ et ṭ. Pour la liste des symboles identiques au hismaïque mais avec valeur phonétique diffèrent, regardez la rubrique « hismaïque ». On n’est pas encore capable d’établir le type de relation entre ces alphabets ou le procès de dérivation d’un de l’autre.

Les graffiti safaïtiques sont écrits avec une écriture continue, sans séparateurs des mots et en tous le directions (horizontale, verticale, cercle, spirale).

En safaïtique on rencontre différentiations stylistiques, qui ont été interprétées, erronément, comme évolutions diachroniques. Par exemple le style carré (“square style”), est considéré par quelques érudites comme le style le plus archaïque, dans lequel les lettres devenaient plus angulaires par rapport au style normal et où il y a des décorations géométriques. En réalité les lettres qui appartiennent au les deux styles se trouvent à l’intérieure des textes mêmes ; les variations sont donc le produit d’une compétence esthétique ou d’une préférence particulière des auteurs et elles n’ont aucune valeur diachronique. Néanmoins, avec la forme des lettres qui change entre les deux styles, mais la valeur phonétique d’un glyphe il peut varier entre style normale et style carré. Selon les plus récents hypothèses d’un groupe de l’université de Leiden, le style carré est une variation géographique et liée seulement au particulier groups familiers. In safaïtique on connaisse cas de ligature, dont le lettres sont unies avec de ligne, points ou bref traite même s’elles sont normalement séparées. Défini par quelqu'un une forme de coursive, le ligature sont le produit d’une choisi intentionnelle et individuelle, souvent œuvre d’autres et donc successive à la gravure même.

 

Bibliographie de référence

Macdonald 1995
Macdonald 2000
Hayajneh 2011
Al-Jallad 2015